Cinexpression

Actu, critiques, études…

Fatih Akin (Head-on, Solino) fait ses premiers pas au cinéma en tant qu’acteur. Débutant son apprentissage de cinéaste grâce au court métrage, c’est à partir de 1998 qu’il se lance dans la réalisation de formats plus longs. Né en Allemagne de parents turcs, ses films sont fortement marqués par le déracinement et l’immigration.

Les œuvres du réalisateur appartiennent généralement au registre dramatique (à l’image de De l’autre côté, prix du scénario à Cannes en 2007). Avec Soul Kitchen, Fatih Akin s’est accordé « une pause » en réalisant une comédie légère loin d’être superficielle. Voici ce qu’il confie à propos de la comédie à excessif.com : « J’ai proposé le scénario à un autre réalisateur qui a trouvé l’idée absconse : pourquoi m’empêcher de faire le film dont j’ai envie ? J’avais peur des réactions et de la hype parce que la comédie n’est pas un genre considéré : c’est tellement léger que ça donne à beaucoup l’impression de facilité. Avec le recul, je me rends compte que j’avais tort : réussir une comédie n’est pas aisé. »

 Comédie déjantée à l’artificialité assumée, Soul Kitchen est un film qui ne craint pas de tomber dans la surenchère. Zinos, d’origine grecque va connaître tous les malheurs du monde avec son restaurant. Que l’on apprécie ou non la mise en scène, le moins que l’on puisse dire c’est que le réalisateur n’hésite pas à l’affirmer. En effet, l’univers de Fatih Akin est aussi riche que les couleurs des plans et la bande son participe pleinement à l’ambiance parfaitement installée du film.

On se doute bien que la fatalité qui touche Zinos, enfant d’immigrés n’est pas innocente. Mais dans ce film, rien ne s’oppose à la bonne humeur, surtout pas la fin.

Categories: Critiques

Comments are closed.